Summary
En s'engageant à réduire de moitié ses émissions d'ici 2030, la RDC entend veiller à ce que ses propres opérations n'aggravent pas la dégradation de l'environnement et ne contribuent pas au déplacement des personnes relevant de sa compétence. Cette feuille de route définit des mesures claires et globales visant à réduire les émissions grâce aux énergies renouvelables, à des achats responsables, à des transports durables et à une meilleure gestion des déchets, garantissant ainsi que l’aide humanitaire soutienne, plutôt qu’elle ne nuise, aux communautés confrontées aux risques climatiques.
Contenu
(Le fichier de traduction en espagnol est disponible ci-dessous, dans la rubrique « Autres langues »)
S'appuyant sur l'adhésion de la DRC à la Charte sur le climat et l'environnement pour les organisations humanitaires, la Feuille de route mondiale pour la décarbonisation trace une voie structurée visant à réduire l'empreinte carbone mondiale de l'organisation. Cette feuille de route s’inscrit dans le cadre de l’initiative plus large « Go Green » de la DRC et rassemble, pour la première fois, l’ensemble des efforts de la DRC en matière d’atténuation du changement climatique au sein d’un cadre stratégique coordonné.
S’appuyant sur une évaluation exhaustive de l’empreinte carbone mondiale pour 2023, la feuille de route identifie les principaux sources d’émissions dans les domaines suivants : achats, consommation d’énergie, parc automobile, trajets domicile-travail, déplacements professionnels et transport de marchandises. Avec 89 % des émissions relevant du périmètre 3, la stratégie met fortement l’accent sur les achats durables, l’économie circulaire, les énergies renouvelables et l’amélioration des systèmes de données.
Cette initiative mondiale renforce la contribution de la DRC à la prise de conscience croissante selon laquelle l’action climatique est un élément essentiel de l’intervention humanitaire. En réduisant les émissions et la consommation de ressources là où la DRC intervient, cette feuille de route contribue directement à la protection des personnes touchées par les déplacements et à la prévention de nouvelles vulnérabilités liées au climat.
Concrétiser les ambitions : une feuille de route conçue pour chaque opération nationale
La feuille de route fixe un objectif global de réduction des émissions de 50 % d’ici 2030 et guide chaque opération nationale de la DRC afin qu’elle élabore une version localisée adaptée à son contexte. Elle traduit les engagements climatiques en mesures opérationnelles concrètes, notamment :
- La transition vers les énergies renouvelables
- L’amélioration de l’efficacité du parc automobile et des systèmes de mobilité
- Le renforcement des achats durables
- La réduction des déchets et le renforcement de l’économie circulaire
- Le développement de solutions de déplacement et de trajets domicile-travail à faibles émissions de carbone
Outre la réduction des émissions de carbone, la feuille de route met en avant des avantages connexes majeurs : des économies, une diminution de la pollution, une meilleure résilience de la chaîne d’approvisionnement et de meilleures conditions de travail pour le personnel.
Collaboration, innovation et influence à l’échelle du secteur
Les efforts de décarbonisation de la RDC s’appuient sur des partenariats solides, tels que la coalition WREC, le Fleet Forum, le CHORD et d’autres, qui soutiennent le développement d’outils d’achats verts, de cadres pour des flottes propres et d’approches favorisant la circularité. Ces collaborations sont essentielles pour déployer à grande échelle des solutions et accélérer la mise en œuvre de pratiques durables dans l’ensemble du secteur humanitaire.
La publication de la Feuille de route mondiale envoie un message clair : l’atténuation du changement climatique n’est pas facultative, elle est essentielle pour protéger les populations, préserver les ressources et garantir des opérations humanitaires adaptées aux défis de l’avenir.
Un plan d’action pour un avenir humanitaire plus durable
À travers cette feuille de route, la DRC démontre que des réductions significatives des émissions sont à la fois réalisables et cruciales pour l’impact humanitaire. En alignant ses opérations sur le principe « ne pas nuire » et en s’attaquant aux facteurs environnementaux à l’origine des déplacements de population, la DRC renforce sa responsabilité envers les populations qu’elle aide.